jeudi 8 octobre 2009

#4 Les lyrics du jeudi /// The Smiths


The Smiths - Please, Please, Please Let Me Get What I Want


Cette très courte chanson des Smiths, qui n'apparait sur aucun album, seulement sortie en single et sur des compilations, connait pourtant un très gros succès dans le monde musical. Pour preuve les très nombreuses reprises d'artistes venant d'horizon divers, comme les Decemberists, Franz Ferdinand ou même Deftones. A l'heure actuelle, on peut également l'entendre au cinéma dans le film (500) Days of Summer, dans sa version originale comme dans une reprise de Zooey Deschanel et M. Ward (She & Him).

Un grand nombre de reprises pour la plupart ratés qui ne rend pas vraiment hommage à la chanson originale, mais qui montre au moins l'intérêt qui lui est porté. Intérêt totalement justifié quand on écoute la chanson originale. En 1 minute 52, les Smiths sont parvenus à créer une chanson qui parait à la fois extrêmement simple et complètement maitrisée. Musicalement, les deux guitares, l'une acoustique, l'autre électrique, semblent se répondre au grè de la voix de Morrissey. Un synthé vient apporter la touche finale. Il dégage de ce morceau un sorte de pureté et de grâce qui convient parfaitement à l'appel de détresse lancé par Morrissey, qui fait le coeur de l'article d'aujourd'hui, et que nous vous laissons découvrir...

Good times for a change
See, the luck I've had
Can make a good man
Turn bad

So please please please
Let me, let me, let me
Let me get what I want
This time

Haven't had a dream in a long time
See, the life I've had
Can make a good man
Bad

So for once in my life
Let me get what I want
Lord knows it would be the first time
Lord knows it would be the first time

mercredi 7 octobre 2009

#3 Le clip du mercredi /// Bob Dylan


Bob Dylan - Subterranean Homesick Blues

Quoi de mieux en guise de clip du mercredi que de montrer le premier clip de l'histoire. D'autant plus lorsque celui-ci est une chanson de Bob Dylan.

Le clip fût diffusé pour la première fois en 1967 lors de la première du film Don't Look Back de D.A. Pennebaker, retraçant la tournée de Bob Dylan en Angleterre en 1965.



Concept repris il y a quelques années par Alain Chamfort (ici).
(Et non, parler d'Alain Chamfort n'était pas un défi).

mardi 6 octobre 2009

#2 Le concert du mardi /// Tim Buckley


Tim Buckley - Song To The Siren (from TV Show "The Monkees, 1968)

Considérée comme bien meilleure que la version studio sortie sur l'album Starsailor en 1970, cette version live est comme une pépite dans le milieu folk américain. Tim Buckley (le père de Jeff) seul sur une guitare 12 cordes, semble ici comme en transe : son bras droit est animé d'un mouvement répétitif intrigant, ses yeux sont mi-clos, son regard est lointain, jamais il ne relève les yeux... Il semble totalement happé par le magnifique texte du poète Larry Beckett, avec qui il a travaillé sur de nombreuses chansons, notamment Goodbye & Hello.

Pour l'anecdote, Tim Buckley et son fils n'auront entretenu presque aucune relation, on a tendance à dire que Tim préférait sa carrière musicale à sa vie de famille. Divorcé un an après la naissance de Jeff, celui-ci ne l'aura vu que très peu de fois dans sa vie. Tim Buckley meurt accidentellement d'une overdose en 1975 à l'âge de 28 ans, Jeff a alors 9 ans. Le petit Jeff aura néanmoins hérité d'une talent certain pour la musique et d'une tessiture vocale assez proche de celle de son père. Et malheureusement, comme son père, il meurt jeune et de manière accidentelle, en 1997, noyé dans les eaux du Mississippi à l'âge de 31 ans...