mardi 27 mars 2012

#1 La chanson de la semaine /// Jonathan Keevil


Jonathan Keevil - Bland


Les arpèges folk minimalistes sur fond de voix caverneuse qui sentent le vécu et la douleur n'ont jamais été autant à la mode qu'aujourd'hui. Ils sont dans les concept-stores les plus hypes de la capitale, dans tous les les films arty indé les plus sundance-compatibles, j'en passe et des meilleures.

Des films qui se passent dorénavant soit dans les bois (Winter Bones, Martha Marcy May Marlene, etc.) soit dans des grosses bagnoles qui bourlinguent (Drive, Bellflower).

C'est de Bellflower qu'est tiré cette perle musicale de Jonathan Keevil, qui se mêle parfaitement sur la BO à l'électro-pop de Ratatat ou encore au hip-hop de Why?

Une BO qui justifie le film à elle seule, ce qui à l'air d'être de plus en plus fréquent ces derniers temps, et je ne suis pas sûr que ce soit très bon signe.



mercredi 14 mars 2012

La chanson de la semaine /// Blouse


Blouse - Ghost dream


Depuis Drive et l'ascension musico-cinématographique du genre pop-electro-eighties, pas mal de groupe ont pointé sous les feux des projecteurs incandescents, mais tous ne sont pas aussi brillants que Blouse.

Émotions intimistes sur battements introspectifs nocturnes, Blouse nous fait rentrer avec douceur dans son univers fantomatique avec Ghost Dream.

Mention spéciale à Gusti Fink et Helmut Ash Kaway pour ce superbe clip, qui nous apprend enfin ce qui se cache dans un donut.


jeudi 2 février 2012

#1 La chanson de la semaine /// Sallie Ford & The Sound Outside


Sallie Ford & The Sound Outside - Danger


Avec son premier album "Dirty Radio", l'Américaine et son groupe enterrent Amy Winehouse et autres soul-blues-rock-rebelles-wannabe, en se démarquant de toutes les tendances rétro et en se réappropriant sans copie ni nostalgie pompeuse des genres musicaux tels que le rockabilly, le rock'n'roll ou le blues.

Sur fond de riffs de basse vigoureux et de rythmique à claquer sa semelle au sol, son timbre sent le vécu, toutes ces nuits enfumées à soulever sa jupe plissée dans tous les sens pour danser sans même casser ses talons.

Exit les 60's au virage happy-pop.
Exit les 70's au virage destructo-punk
Exit les 80's au virage cold-new wave.

Sallie s'empare de ces 50's rapportées par Mad Men et autres cultes de l'élégance occulte.

Et tout ça à seulement 22 ans.